3 avril 2018 Wearetheboss2017

Retour sur les 5 idées-forces sur le bien-être au travail, qui ont retenu mon attention suite aux salons Solution RH, Le Printemps de l’Optimisme, Produrable, New Work et Elle Active de cette fin du mois de mars.

  • 1- Pour une transformation positive, le bien-être au travail doit être au cœur de la politique de l’entreprise

Exit le vocable de Qualité de Vie au Travail : on lui préfère aujourd’hui le terme de bien-être au travail… Unanimement, PDG, DRH, reconnaissent que l’impulsion de la démarche doit venir de la direction générale, pour ensuite se transformer en une démarche collective comprise et fédératrice. Chez Harmonie Mutuelle, par exemple, Bruno Duval, DGA, explique que des petits déjeuners participatifs entre salariés et direction sont organisés régulièrement pour que tout le monde se sente impliqué.

Parmi les leviers à la disposition des entreprises, viennent très rapidement la création d’un environnement sain et stimulant, d’espaces de travail conviviaux, étudiés pour leur ergonomie.

Pour que ce bien-être soit perçu durablement, chacun doit trouver du sens dans son travail et pouvoir répondre à ces questions : À quoi je sers ? Mon travail me procure-t-il du plaisir ?

L’entreprise a un rôle à jouer pour accompagner le développement professionnel du salarié : apprendre aux collaborateurs à apprendre est désormais une mission de l’entreprise, pour une meilleure adaptabilité tout au long de sa vie professionnelle. Cela passe par des formations sur les compétences comportementales : l’accent est mis sur l’émotionnel et le relationnel, la technique étant, quant à elle, déjà apprise à l’école !

Favoriser la réussite collective contribue évidemment au bien-être au travail.

Mais l’entreprise doit également mettre en place des processus de gestion d’imprévus, et se préoccuper du bien-être au travail même lorsque l’entreprise traverse une crise. C’est une démarche continue qui ne doit pas viser un retour sur investissement immédiat, ni attendre que les problèmes arrivent.

  • 2 – La fonction RH joue un rôle clé pour réconcilier performance et sens

On associe souvent l’exigence de sens au travail à la génération Y, mais c’est finalement une attente transgénérationnelle et le coût du désengagement, évalué à 12 600 € par an et par salarié en 2017, est tel, que l’on comprend aisément l’intérêt d’une profonde mutation des entreprises si elles veulent gagner en performance. Cette mutation du travail passe par plus de flexibilité au niveau de l’organisation et des modes de management.

La DRH contribue à la transmission de la culture d’entreprise, qui va finalement primer sur la stratégie d’entreprise, parce qu’il faut aujourd’hui retenir les salariés avec d’autres arguments que le simple salaire. C’est également pour cette raison que le concept de marque employeur devient si présent.

Par ailleurs les compétences d’hier ne font pas les talents de demain : il sera par exemple plus important d’être rapidement opérationnel que d’être expert. On met plus l’accent sur les soft skills.

Ainsi, la fonction RH joue un rôle clé au travers de la transformation du recrutement, de l’ouverture de l’entreprise sur l’extérieur, de l’individualisation des parcours de formation, de la transformation du rapport du salarié à l’organisation, de l’accompagnement à la transformation et de la valorisation de l’initiative.

  • 3-De nouveaux modes d’apprentissage et de formation sont au service de la transformation des entreprises

Le reverse mentoring, mis en place chez Air Liquide, par exemple, permet la transmission de valeurs et de compétences entre les juniors et les seniors : les uns amènent de nouvelles compétences notamment digitales, les autres ont une connaissance métier et du savoir-être, que les jeunes générations n’ont pas encore acquis et qu’il est important pour l’entreprise de faire perdurer.

Par ailleurs, l’apport des neurosciences amène à repenser la formation : de nombreuses écoles appliquent désormais la pédagogie inversée pour consacrer plus de temps au savoir-être et à la mise en œuvre des connaissances ; les entreprises revoient leur façon d’aborder le travail, mettent l’accent sur le développement de la créativité ; Schneider Electrique lance le concept d’entreprise apprenante, … A ce titre le salon Solution RH fourmillait de solutions innovantes pour la transformation RH en matière de formation et de e-learning.

  • 4 – L’entreprise à mission est présentée comme l’entreprise du XXIe siècle

Une entreprise qui s’engage sur le bien-être au travail, c’est bien, mais une entreprise à mission, c’est encore mieux !

Au travers du label B corp, des entreprises comme La Camif, inscrivent leur engagement dans l’objet social de l’entreprise, mettant ainsi leur performance économique au service d’une mission (sociale, sociétale, environnementale). Bien au-delà d’une recherche de bien-être au travail, elles y voient un moyen de définir et de pérenniser un projet d’entreprise, de soutenir des efforts constants d’innovation pour répondre aux enjeux à venir : que serait Apple s’il avait choisi de distribuer des dividendes, au lieu de multiplier les innovations de rupture ?

Cinq éléments essentiels sont requis : l’engagement à produire un impact sociétal, la formalisation d’une mission spécifique et précise, la cohérence du modèle économique, le partage équitable de la valeur créée au cours de cette mission, et enfin l’évaluation méticuleusement son réel effet.

Cette démarche est plus globalement un moyen de réconcilier les français avec l’entreprise, de rallier les acteurs économiques à l’Etat qui ne peut plus tout faire tout seul, et aussi pour des industriels comme Danone, d’attirer les jeunes talents par la mission, qui fait échos à leurs valeurs, là où le modèle de la grande entreprise ne les fait plus rêver…

  • 5- Le bien-être au travail s’inscrit dans une quête plus large du bonheur

Ma visite au Printemps de l’Optimisme m’a fait l’effet d’une bonne dose de dopamine, vous savez, l’hormone du bien-être ! La toujours pétillante et malicieuse Florence Servan Schreiber nous a aidé le temps d’une conférence, à reconnecter avec les vertus de la psychologie positive. Cela semble évident, mais pour être bien au travail, être bien dans sa vie tout court est un bon préambule. Cela passe par penser positif dès que l’on se lève, apprendre à mieux se connaître, …

Ce qui va nous rendre très heureux, c’est d’atteindre le fameux Flow, ce moment d’expérience optimale où l’on perd la notion de soi, pour mettre en œuvre ses compétences, en étant complètement concentré dans l’instant présent.

 

Avec de telles ressources à la disposition des entreprises, le bien-être au travail est à la portée de tous !

Carole Cesareo

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